L'addiction pousse les proches dans une dynamique qu'on appelle parfois l'« enabling » : aider avec le cœur, et nourrir sans le vouloir la continuation de la consommation.
Ce n'est jamais un reproche à te faire. Ça arrive à tout le monde, parce que ces gestes partent tous d'un bon sentiment : éviter qu'il se retrouve à la rue, éviter la honte devant les autres, éviter le conflit ce soir.
Les gestes qui prolongent
Donner de l'argent sans condition, qui peut financer l'ice
Mentir à sa place, couvrir ses absences au travail ou en famille
Payer ses dettes de consommation
Laisser passer un comportement violent sans jamais réagir
À la place
Un soutien concret non financier : l'accompagner à un rendez-vous, faire des courses
Dire clairement ce que tu feras et ce que tu ne feras pas
Le laisser affronter les conséquences de ses actes, tant qu'elles ne sont pas vitales
Nommer les choses simplement, sans les dramatiser ni les cacher