Pour les proches
Aider sans nourrir la consommation
L'aide qui protège, et l'aide qui prolonge.
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L'addiction pousse les proches dans une dynamique qu'on appelle parfois l'« enabling » : aider avec le cœur, et nourrir sans le vouloir la continuation de la consommation.
Ce n'est jamais un reproche à te faire. Ça arrive à tout le monde, parce que ces gestes partent tous d'un bon sentiment : éviter qu'il se retrouve à la rue, éviter la honte devant les autres, éviter le conflit ce soir.
Les gestes qui prolongent
- Donner de l'argent sans condition, qui peut financer l'ice
- Mentir à sa place, couvrir ses absences au travail ou en famille
- Payer ses dettes de consommation
- Laisser passer un comportement violent sans jamais réagir
À la place
- Un soutien concret non financier : l'accompagner à un rendez-vous, faire des courses
- Dire clairement ce que tu feras et ce que tu ne feras pas
- Le laisser affronter les conséquences de ses actes, tant qu'elles ne sont pas vitales
- Nommer les choses simplement, sans les dramatiser ni les cacher